COMPTES-RENDUS SPORT

Semi-marathon, Orvault

18 mars 2018

Je reviens aujourd’hui avec un nouvel article sportif. Je m’excuse par avance auprès de ceux/celles que le sujet n’intéresse pas. Des les débuts de mon blog, j’ai pris l’habitude de partager mes courses officielles à travers des compte-rendus. En plus de partager mes expériences avec vous, c’est une manière pour moi de garder une trace et de jolis souvenirs de ces moments sportifs.

L’année dernière, je suis devenue semi-marathonienne. D’abord en avril 2017, puisque j’ai profité de mon séjour Erasmus pour participer à mon premier semi-marathon. Puis en octobre 2017, à Clermont-Ferrand, où j’ai participé au marathon en duo avec mon amie Tiffany. Dimanche dernier, le 11 mars, je suis donc devenue semi-marathonienne pour la troisième fois (de manière officielle).
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La 33ème édition du semi-marathon d’Orvault

Troisième semi et toujours une « petite » course, je crois que j’aime ça les courses à taille humaine. Orvault est une petite ville située dans le nord-ouest de l’agglomération nantaise. Un évènement qui rassemble entre 1 000 et 2 000 participants chaque année. Cette année, nous avons été 1 198 à franchir la ligne d’arrivée. Un semi-marathon plutôt vallonné avec 200m de dénivelé positif et 200m de dénivelé négatif. Un parcours à travers de petites routes de « campagne » et chemins boisés. Critère non négligeable : le parcours ne contient qu’une seule « boucle ». Il n’y avait donc aucune raison de s’ennuyer durant la course.

Une date qui a du sens

Je vous l’ai déjà dit dans mes articles #monmoissportif, depuis janvier j’accompagne une amie, Tiffany, dans sa préparation au Marathon de Paris 2018 (MdP 2018). Elle souhaitait intégrer un semi-marathon officiel à sa préparation et lorsqu’elle m’a proposé, je n’ai pas hésité très longtemps. D’abord, parce que c’était pour moi l’occasion de parcourir un semi-marathon en sa compagnie. A Omagh j’étais seule et à Clermont-Ferrand nous nous sommes donné le relai, mais nous n’avons pas couru côte à côte. Ensuite, parce que la date avait beaucoup de sens. Il se déroulait quelques jours avant mon anniversaire, que j’ai fêté ce mercredi (14 mars). Et puis ce week-end correspondait à mon dernier week-end nantais, puisque mon stage de fin d’études débute dès demain (19 mars) et qu’il se déroule en région parisienne. Une raison de plus de profiter de cet évènement pour partager une dernière sortie running avec mes happy runneuses préférées avant mon départ. Bref, vous l’aurez compris, des tonnes de raisons étaient rassemblées pour que je devienne semi-marathonienne une troisième fois ce dimanche 11 mars 2018.
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Pré-course : état des lieux sportif

L’expression « On ne change pas une équipe qui gagne » résume totalement la période des 2 mois précédant cette course. Pourquoi ? Tout simplement parce que comme pour mon premier, puis mon second, semi-marathon, je n’ai suivi aucune préparation physique et que pourtant … je me suis blessée à quelques semaines du jour J. J’ai débuté l’année sur-motivée par les nouveaux challenges qui m’attendaient et les sorties running entre copines (cf. #monmoissportif du mois de janvier). Et puis mi-février, une douleur qui sommeillait plus ou moins depuis quelques temps, s’est réveillée et ne m’a plus quittée (cf. #monmoissportif du mois de février). Bref, j’ai finalement couru moins de 15km entre le 20 février et le 11 mars, le jour J.

Un passage chez le médecin du sport le lundi précédant la course a permis de poser un diagnostic qui m’a tout de même rassurée. Diverses inflammations au niveau du pied gauche (aponévrose, tendon d’Achille, tendon calcanéen, etc) mettant en cause des problèmes de postures (dus à mes semelles). Un nouveau passage chez le podologue à prévoir, mais j’avais l’autorisation de participer au semi-marathon et c’est ce qui m’importait. Je voulais profiter de mon dernier week-end nantais et partager cette course avec les copines (moi qui les avais abandonné les deux week-end précédents).
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Pré-course : J-1 et Jour J

Après une semaine de repos et de nombreux massages, j’avais réussi à limiter la douleur. Enfin c’est ce que je croyais jusqu’au samedi soir. Alors que ma douleur se localisait du côté interne du pied, j’ai fini la journée du samedi avec une douleur presque insoutenable sous l’avant du pied. Impossible de me mettre sur la pointe de pied et de marcher sans boiter. Je me couche donc le samedi soir pleine de doutes et d’appréhensions.

Dimanche matin, 7h30, le réveil sonne. Je n’ose pas me lever de peur de sentir à nouveau cette douleur sous le pied. Je finis tout de même par me lever, et après quelques pas, la douleur est toujours là. Pas aussi intense que la veille, mais tout de même. J’essaie de ne pas trop y penser et décide de préparer mon petit déjeuner. L’heure de départ était fixé à 10h15 et nous nous étions donné rendez-vous à 9h30 avec les filles. Le lieu de départ étant à 2,5km de chez moi, je dois avouer qu’à 9h00 j’étais encore en pyjama, aha ! Malgré cette douleur, je voyais ce semi-marathon comme une sortie longue ordinaire. Comme on a l’habitude de le faire avec les filles, chaque dimanche matin. Dans ma tête, j’ai juste épinglé un dossard en plus ce matin-là, c’est tout. Après avoir enfilé un short et mon t-shirt du Happy Running Crew, j’ai rejoint les copines Tiffany, Julie et Camille à 9h30, sous un ciel ensoleillé.

Jour J : La course

Qui dit petite course, dit pas de sas de départ. Alors que le départ était prévu pour 10h15, nous nous sommes dirigées toutes les quatre vers la ligne de départ à 10h11. Dès le départ, Camille est partie devant puisque ses objectifs étaient différents de ceux de Julie, Tiffany et moi. Toutes les trois, nous nous étions fixés un rythme de 10km/h (rythme que vise Tiffany pour son marathon). Comme prévu, nous étions dans l’optique d’une sortie longue dominicale, donc nous nous sommes racontées nos semaines respectives.

Sensations et douleurs

Dès les premiers mètres, mon pied me faisait souffrir, une sensation de fourniments diffusait à travers mon pied, mais je préférais me concentrer sur autre chose pour oublier cette douleur. Et je dois dire que nos papotages ont été plutôt efficaces de ce point de vue là. Plus les kilomètres passaient et plus le temps se gâtait, mais les températures étaient agréables. Nous avons eu droit à quelques averses au 7ème, 14ème puis 16ème kilomètre, mais ça ne nous a pas vraiment perturbé. Au fil des kilomètres, les douleurs n’étaient plus situées sous le pied, mais à l’extérieur du pied. J’étais en train de compenser, je le savais, mais je préférais ne pas y penser et profiter.

Ravitaillements

Lorsque je cours, je n’apporte jamais d’eau avec moi, même si je cours longtemps. En course officielle, je ne m’arrête jamais aux ravitaillements. Mais durant cette course, Tiffany testait pour la première fois un ravitaillement solide en vue du MdP 2018. Nous nous sommes donc arrêtées à chaque ravitaillement (KM5, KM10 et KM15). J’ai profité de notre pause au 10ème kilomètre pour une petit pause pipi (quelle idée de boire deux thés avant de partir…) et du ravitaillement au 3/4 de course pour boire une gorgée d’eau. Je n’aime pas boire de peur de sentir l’eau se balader dans mon estomac. Mais généralement, après de longues sorties, je le paie par un mal de crâne jusqu’au coucher… A choisir, je crois que je vais tout de même finir par boire de petites gorgées régulièrement, pour éviter ces migraines.

Partage et soutien

Le parcours est vallonné, mes semaines sans course à pieds précédant la course se font sentir. Je serre les dents sur les dernières côtes au KM16, KM19, puis quelques mètres avant l’arrivée. Mais les filles sont là et m’encouragent ! Alors que nous apprêtons à franchir la ligne d’arrivée en un peu plus de 2 heures, je me demande comment j’ai pu finir mes 2 premiers semi-marathons en 1h57, puis 1h54. Je me fais la réflexion, mais à vrai dire je m’en fiche, parce que celui-ci, je l’ai parcouru en papotant et en étant accompagnée des copines. Et ça, c’était le plus important pour moi. Alors que nous voyions la ligne d’arrivée au loin, nous nous sommes données les mains et sommes parties franchir cette ligne d’arrivée ENSEMBLE. L’émotion et toute l’amitié que nous partageons a dû se voir et se faire sentir, puisque les supporters nous ont applaudi et encouragé en nous voyant arriver. J’avoue avoir eu des frissons et les larmes aux yeux à cet instant, qui me restera en tête un petit bout de temps.

Post-course : Etat des lieux

Une fois la ligne franchie, je sentais que toute la partie postérieure gauche se réveillait. Je ne me suis pas trompée, une fois mes muscles refroidis, le psoas s’est réveillé et mon pied était en miettes. Une séance de yoga le lendemain matin au réveil m’a fait le plus grand bien, notamment au psoas. Mon pied restait quant à lui douloureux, mais je savais qu’une séance d’ostéopathie m’attendait le mardi soir. Un rendez-vous que j’attendais depuis quelques temps et dont j’ai même rêvé !

Résultat ? Mon pied était bel et bien amoché. Je compensais depuis quelques semaines, j’étais donc de travers jusqu’à la hanche. Quelques manipulations plus tard, je ressors en ayant retrouver toute ma mobilité. Mon pied déroule à nouveau, bref je me sens revivre. Jusqu’à la prochaine fois seulement… En attendant, je dois impérativement prendre rendez-vous chez le podologue pour de nouvelles semelles. Et faire quelques séances de kiné pour muscler ma voute plantaire et certains muscles pour pouvoir équilibrer avec mon quadriceps et éviter que ma hanche, mon genou et ma cheville gauche ne basculent vers l’intérieur. Bref j’ai tout juste 23 ans et je suis déjà abîmée… Mais je me soigne ! Après une semaine de repos sportif, mais pas de repos physique (beaucoup de conduite et de marche), mon pied gauche est toujours douloureux… J’essaie de prendre mon mal en patience en me disant qu’un peu de repos ne me fait/ferait que du bien, mais c’est pas simple psychologiquement.
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Et maintenant, quels sont les prochains objectifs/échéances ?

J’accompagnerai Tiffany sur une vingtaine de kilomètres lors du Marathon de Paris, le 8 avril prochain. Quelques semaines plus tard, le 22 avril, je participerai au semi-marathon de Nantes, toujours entre copines.

J’espère que ce compte-rendu de mon troisième semi-marathon (et pas que) vous a plu. J’ai encore une fois été un petit peu longue, désolée. Dès qu’il s’agit d’aborder un sujet sportif, j’ai souvent du mal à m’arrêter.

Et sinon,vous avez déjà enfilé un dossard en 2018, vous ? Si ce n’est pas le cas, avez-vous prévu d’en endosser un d’ici les mois à venir ?

A très vite,

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  • Reply
    Lucie
    18 mars 2018 at 8 h 05 min

    Ça fait du bien de lire ton article voir malgré la douleur que tu es restée courageuse et tu as franchi la ligne d’arrivée . Je lis ces lignes alors que moi dans quelques heures j’entamerai mon premier Semi-marathon ( a St André des eaux 44) , course officielle mais petit événement 2000 dossards , j’ai pensé que c’était le semi idéal pour un début . On verra bien en tout cas un plaisir de te lire ce matin en dégustant mon petit dej « léger du matin » ( fruits secs , amandes grillées ) . 🙂

    • Reply
      Marie Eppe
      18 mars 2018 at 10 h 32 min

      Merci beaucoup pour ton petit mot Lucie.
      Oui, ça n’a pas été simple, j’ai serré les dents plus d’une fois. La douleur est toujours là après une semaine. Mais je ne regrette pas d’avoir forcé et d’avoir franchi la ligne d’arrivée main dans la main avec les filles.
      Je pense fort à toi à cet instant, et t’envoie ton mon courage pour ton premier semi-marathon. Pour avoir eu l’occasion de courir à tes côtés, je ne doute pas une seconde de tes capacités et sais que tu franchiras la ligne d’arrivée d’ici quelques minutes. Je serais ravie d’avoir ton retour sur ton premier semi-marathon, ton ressenti, etc.
      A bientôt j’espère,

  • Reply
    julie
    18 mars 2018 at 8 h 39 min

    Déjà une semaine et tu manques déjà <3

    • Reply
      Marie Eppe
      18 mars 2018 at 10 h 29 min

      On se voit très vite ! Est j’espère être guérie d’ici-là.
      Je t’embrasse ♡,

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